L’histoire de la voiture télécommandée

Les origines : des modèles sans télécommande

Dans les années 1920, le développement des moteurs et des divers moyens de locomotion nécessite de fabriquer des modèles réduits des futurs engins que les constructeurs proposeront sur le marché.

Pour construire ces prototypes, les ingénieurs s’appuient sur le maquettisme dont l’existence remonte à plusieurs siècles (les archéologues ont pu trouver des maquettes remontant à l’Antiquité : navires égyptiens, etc.). Ils ajoutent à ces maquettes des moteurs pour les faire fonctionner.

Les matières employées pour la réalisation des modèles réduits sont essentiellement le métal, les bois légers, le papier et la soie.

Dans les années 50, le modélisme devient peu à peu un loisir, en commençant par l’aviation. À cette époque, le modéliste automobile construisait complétement sa voiture de ses mains sauf parfois le moteur qu’il empruntait. Il existait dans les années 50 des championnats de « micro voitures ». La radio commande n’existait pas encore : les rares voitures existantes roulaient en rond accrochées à un câble fixé à un poteau ou à un point fixe au sol. L’objectif est soit de rouler le plus vite, soit d’être le plus régulier par rapport à une vitesse déclarée par le pilote avant l’épreuve.

Premiers progrès dans les années 50 : les émetteurs-récepteurs

Les années 50 voient l’apparition des émetteurs-récepteurs. Les premiers émetteurs-récepteurs sont des émetteurs « bip-bip » permettant de donner trois ordres : droite, gauche, avant.

Puis les émetteurs-récepteurs évoluent : dans les années 60 ils disposent de fonctions proportionnelles permettant un pilotage plus précis.

Parallèlement à l’évolution des émetteurs-récepteurs, les matériaux évoluent aussi. Balsa, matériaux composites, comme la résine polyester ou le tissu de verre, permettent d’améliorer la performance des modèles réduits.

L’ensemble de ces progrès fait que le public s’intéresse de plus en plus au modélisme : un grand nombre de concours et d’expositions sont organisés à travers le monde.

Evolution de la voiture radiocommandée depuis les années 70

 

La voiture radiocommandée nait au début des années 70 aux U.S.A. On emprunte des composants à l’aéromodélisme (radiocommande, servos, récepteurs, moteurs) et on fabrique des voitures très simples à l’échelle ⅛ème avec :

  • un châssis plat fait avec différents matériaux (Aluminium, Epoxy, Dural, Acier…) ;
  • quatre roues mais aucune suspension ni différentiel,
  • une carrosserie en résine et fibre polyester ou en plastique dur.
  • Les voitures sont à propulsion avec deux roues motrices uniquement.

Après le premier championnat du monde qui se déroule à Pomona en Californie en 1977, les constructeurs européens se lancent dans l’aventure de l’industrie de la voiture radiocommandée, avec comme objectif le deuxième championnat du monde à Genève en Suisse deux ans plus tard.

Au début des années 80, les voitures à suspension ainsi que les modèles tout terrain font leur apparition. Dans les années qui suivent, les évolutions techniques des deux catégories existantes (vitesse et tout terrain) continuent. De nouvelles disciplines apparaissent grâce en particulier au progrès des accumulateurs qui permettent aux voitures électriques de proposer des performances proches de celles des modèles thermiques.

Dans les années 90 apparaît une nouvelle famille : celle des voitures à l’échelle ¼. Pénalisés par leur taille imposante, ces modèles ont depuis été remplacés par des modèles à l’échelle ⅕ème.

À la fin des années 90 apparait une nouvelle catégorie de voitures : les voitures radiocommandées « propres » car elles n’utilisent aucun carburant ni aucune batterie. Elles roulent en silence et uniquement à l’énergie solaire.

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